Scandale aux États-Unis : deux virologues inculpés après avoir tenté de faire entrer des échantillons de mpox depuis Brazzaville
Rédaction par Nelly Tshienda, édition par Tribune Media Congo et supervision éditoriale par Kalonji Wa Mulumba
Publié le 03 juin 2026 à 17h15
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Washington, 3 juin 2026 – Une affaire explosive secoue la communauté scientifique américaine : deux virologues travaillant pour un institut de recherche de haut niveau ont été inculpés par la justice fédérale après avoir tenté de transporter illégalement des échantillons biologiques liés au virus mpox (anciennement variole du singe) en provenance d’Afrique centrale.
Les deux chercheurs ont été arrêtés en janvier à l’aéroport de Détroit, à leur retour du Congo-Brazzaville. Dans leurs bagages : 113 fioles contenant du matériel biologique, selon les autorités américaines.
Des échantillons de virus dans des valises en provenance de Brazzaville
D’après les enquêteurs fédéraux, 20 échantillons ont été analysés par le FBI. Résultat : 17 contenaient une forme désactivée du virus mpox. Les autorités n’ont pas précisé comment ces prélèvements avaient été collectés ni dans quel cadre scientifique ils étaient censés être utilisés.
Les deux scientifiques sont également accusés d’avoir menti aux services douaniers sur la nature exacte du contenu transporté.
Des chercheurs d’un laboratoire de haute sécurité impliqués
L’affaire est d’autant plus sensible que les deux hommes travaillent dans un laboratoire de niveau de sécurité biologique P4, réservé à l’étude des agents pathogènes les plus dangereux. L’un des chercheurs est identifié comme Vincent Munster, responsable d’une unité de virologie au sein des National Institutes of Health (NIH), tandis que l’autre, Claude Kwe, est présenté comme chercheur associé.
Ils risquent jusqu’à cinq ans de prison.
Silence sur les intentions, inquiétude dans le milieu scientifique
Pour l’heure, les motivations des deux scientifiques restent inconnues. Aucune explication officielle n’a été donnée sur la finalité des échantillons transportés, alimentant interrogations et spéculations dans la communauté scientifique et sécuritaire.
Un virus sous surveillance mondiale
Le mpox, maladie virale provoquant fièvre et lésions cutanées, continue de faire l’objet d’une surveillance internationale. Selon les données de santé publique, des dizaines de milliers de cas ont été recensés récemment, avec plusieurs centaines de décès.
Un imaginaire déjà largement exploité au cinéma
Si le mpox n’a pas directement inspiré de film spécifique, il s’inscrit dans un imaginaire déjà bien connu du cinéma américain, où les virus émergents et les épidémies globales occupent une place centrale. Des productions comme Outbreak (1995), inspiré d’un virus fictif proche des fièvres hémorragiques, ou Contagion (2011), qui décrit la propagation mondiale d’un agent pathogène, ont largement popularisé ces scénarios de crises sanitaires globales. Ces œuvres ont contribué à façonner la perception du grand public face aux risques de maladies émergentes, souvent issues de transmissions animales et de zones tropicales.

