CONGO : 40 ans sans recensement, une anomalie que 2027 doit enfin corriger

Rédaction par Nelly Tshienda, édition par Tribune Media Congo et supervision éditoriale par Kalonji Wa Mulumba

Publié le 03 juin 2026 à 16h35

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Pendant plus de quarante ans, la République démocratique du Congo a avancé sans connaître précisément sa population. Avec le recensement annoncé pour 2027, l’État engage enfin une réforme responsable, fondamentale, indispensable à la planification, à la gouvernance et à la consolidation de son autorité sur l’ensemble du territoire. Une étape tardive, mais décisive pour structurer durablement le pays.

Le lancement des travaux préparatoires du recensement général de la population en République démocratique du Congo marque une avancée majeure dans la modernisation de la gouvernance publique. Prévu pour juillet 2027, ce processus constitue une initiative stratégique attendue depuis plus de quarante ans.

Un recensement national n’est pas seulement un exercice statistique. Il représente un outil fondamental pour permettre à l’État de mieux connaître sa population, d’adapter ses politiques publiques et de planifier efficacement ses investissements dans des secteurs clés tels que la santé, l’éducation, les infrastructures ou encore l’emploi.

Dans un pays vaste et complexe comme la RDC, la mise à jour des données démographiques est également essentielle pour renforcer l’efficacité administrative et améliorer la gestion du territoire. Elle permet de disposer d’une base fiable pour l’état civil, la répartition des ressources et l’organisation des services publics.

Le gouvernement met en avant le caractère prioritaire de cette opération, soutenue par plusieurs partenaires financiers internationaux. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement figurent parmi les principaux bailleurs engagés, aux côtés de l’État congolais lui-même.

Au-delà de l’aspect technique, ce recensement s’inscrit dans une logique de consolidation institutionnelle. La connaissance précise de la population présente sur le territoire constitue un levier important pour renforcer la planification nationale et améliorer la transparence dans la gestion publique.

Le défi sécuritaire et logistique reste néanmoins important, certaines zones du territoire échappant encore au contrôle complet de l’État. Les autorités affirment toutefois vouloir s’appuyer sur des approches progressives et des outils technologiques pour garantir la couverture la plus large possible.

Dans ce contexte, le recensement de 2027 apparaît comme un projet structurant, susceptible de marquer un tournant dans la manière dont l’État congolais organise et administre son territoire.

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