Les États-Unis imposent des sanctions à la présidence de la Cour pénale internationale
Rédaction par Tshienda Mandungu wa Mutombo Nelly, édité par Tribune Media Congo sous supervision éditoriale de Kalonji Wa Mulumba
Publié le 20 août 2026 à 14h43
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WASHINGTON – L’administration américaine a annoncé, mardi 18 août 2026, l’adoption de mesures coercitives à l’encontre de la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, ainsi que d’un autre haut magistrat de l’institution, le substitut du procureur Abdoulaye Seye.
Par cette décision, Washington accentue sa pression sur la juridiction siégeant à La Haye, qu’elle accuse ouvertement d’être devenue un outil « politisé ».
Une escalade diplomatique
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a justifié cette décision en affirmant que les deux responsables « ont participé directement aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, placer en détention ou poursuivre des responsables » de pays dont les États-Unis ne reconnaissent pas la compétence de la Cour.
Les sanctions prononcées, qui s’inscrivent dans une campagne de longue haleine contre l’institution, prévoient notamment :
• Une interdiction d’entrée sur le territoire américain pour les personnes visées.
• Le gel de toute transaction financière ou immobilière liée à ces magistrats au sein des États-Unis.
La CPI dénonce une atteinte au droit
En réaction immédiate à cette annonce, la Cour pénale internationale a fermement condamné ces mesures dans un communiqué officiel. L’institution basée aux Pays-Bas a estimé que ces sanctions « sapent l’État de droit » et entravent le bon fonctionnement de la justice internationale.
Les États-Unis, qui n’ont jamais adhéré au Statut de Rome — le traité ayant fondé la CPI en 1998 — maintiennent de longue date une position hostile vis-à-vis de l’institution, estimant qu’elle représente une menace pour la souveraineté des nations non-membres. Cette nouvelle offensive diplomatique illustre une nouvelle fois la fracture profonde entre Washington et les instances judiciaires internationales sur la question de la juridiction extraterritoriale.

