Tshisekedi serre la vis : suspension des nouvelles primes dans la fonction publique
Écrit par Nelly Tshienda, édition par Tribune Media Congo et supervision éditoriale par Kalonji Wa Mulumba
Publié le 26 mai 2026 à 03h24
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Le Président de la République gèle tout et exige un assainissement des finances publiques
Le gouvernement congolais a annoncé la suspension de toute nouvelle revalorisation des primes accordées aux agents de l’État déjà rémunérés, en attendant les conclusions d’un audit approfondi de la paie publique ainsi que la mise en œuvre d’une nouvelle politique salariale. Cette décision intervient après les dernières vérifications budgétaires ayant révélé des coûts anormalement élevés dans la gestion de certaines dépenses publiques, poussant les autorités à renforcer les mécanismes de contrôle financier.
Toutefois, le gouvernement a tenu à préciser que cette mesure ne remet pas en cause les engagements déjà pris dans le cadre des accords conclus avec les partenaires sociaux, ni les ajustements barémiques actuellement en cours. L’objectif affiché est avant tout de rétablir plus de transparence et de rigueur dans la gestion de la masse salariale de l’État.
Dans cette dynamique d’assainissement des finances publiques, le Président Félix Tshisekedi a également interdit la création ou la prise en charge de nouvelles commissions et structures permanentes susceptibles d’alourdir davantage les charges de l’État. Le chef de l’État attend désormais les résultats complets de l’audit financier afin d’identifier les irrégularités éventuelles, rationaliser les effectifs et mieux orienter les ressources publiques.
Par ailleurs, les économies attendues grâce à l’assainissement de la paie et à la rationalisation des effectifs devraient permettre une prise en charge progressive des agents publics certifiés, réguliers mais non encore mécanisés. Selon les autorités, l’enveloppe additionnelle prévue dans le projet de loi de finances rectificative 2026 sera prioritairement consacrée à cette régularisation.
Au-delà des mesures immédiates, cette situation relance le débat sur la nécessité pour la République démocratique du Congo d’instaurer une véritable culture de l’audit, du contrôle et de la vérification systémique dans tous les projets impliquant les finances publiques. Plusieurs observateurs estiment qu’un suivi rigoureux et permanent des dépenses de l’État constitue une étape essentielle pour améliorer la gouvernance, limiter les abus et garantir une meilleure gestion des deniers publics.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par les revendications récurrentes des agents publics pour de meilleures conditions salariales, mais aussi par une exigence croissante de transparence dans la gestion des ressources de l’État.

